Nihao cher lecteur!
A la sortie du transsibérien, nous nous retrouvons engloutis dans un autre monde.
On se sent un peu seuls, y a des Chinois partout!
NDLR: Nous l'avouons, nous avons quelques a priori sur les Chinois. Ceux que nous côtoyons à la Réunion sont plutôt discrets et ne se mélangent pas beaucoup aux autres, et ceux que nous avons eu l'occasion de rencontrer lors de nos différents voyages ont une propension au sans-gêne qui nous a toujours estomaqués. Qu'est-ce que ça va donner dans leur pays?
Nous suivons le flux vers la sortie. On est les seuls européens, et tout le monde reluque Cannelle. Arrivés sur le parvis, grand moment de solitude. Nous sommes sans un kopeck chinois (les yuans), et il faut trouver d'urgence un distributeur avant de monter dans un taxi.
On reste 10 minutes sans bouger, le temps de prendre la température.
La foule est dense, on assiste à une bagarre entre un vieux SDF et une passante, ce qui nous permet de constater que personne n'intervient mais tout le monde sort son téléphone pour filmer. Bienvenue dans le monde Radio Freeeeedommmm!
L'épreuve du gabier nous semble insurmontable, où qu'on se tourne il n'y a que des panneaux en chinois, et ce qui nous parait vaguement ressembler à une banque est au choix un restaurant, un poste de police, ou un guichet de gare. On demande à plusieurs personnes s'ils savent où trouver un ATM. On prend la mesure du problème: personne ne parle anglais. Nous voilà bien!
Romu sort sa super appli russe et la met en chinois, on peut au moins se faire comprendre dans notre recherche. On nous envoie à droite, à gauche, au loin, tout près, chacun a son avis mais aucun ne nous permet de trouver un foutu gabier. Ca commence à craindre.
Par chance, notre bonne étoile guide nos pas, nous atterrissons dans une minuscule supérette, et tout au fond, le sésame! Qui plus est, il accepte sans broncher notre carte VISA, ouf on va pouvoir prendre le taxi!
Comme d'habitude, suite à toutes nos mésaventures avec les taxis des aéroports, on se met en mode vigilance, et nous refusons toutes les avances des faux taxis, pour finir malgré tout par en emprunter un, car les taxis officiels n'ont pas l'habitude de voir débarquer des familles de romanos surchargés, et ne proposent que des petites voitures!
Il nous dépose au coin d'une rue en nous faisant comprendre qu'en voiture il ne peut pas aller plus loin. Il fait plus ou moins semblant d'aller voir à pied où est notre hôtel et nous débarque là avec notre chargement, avec force grands gestes pour nous indiquer une vague direction. Vu qu'on n'a absolument aucune idée d'où on est, mis à part le fait qu'on a l'impression d'être au fin fond du trou du cul de Pékin, on avance au hasard dans les hutongs... (petites ruelles -très- typiques).
#complètementpaumés
Une charmante demoiselle nous remarque et nous demande en anglais -alleluyah- où on va. Je lui montre l'adresse de l'hôtel inscrite en chinois et elle nous y conduit, en fait on n'était pas loin, mais il était difficile d'imaginer un hôtel à cet endroit!
Et voilà notre hôtel! Le cube gris!
Nous voilà enfin installés, c'était hautement improbable mais derrière le cube gris dans la ruelle crasseuse se trouve un petit bijou! Pour le coup on se sent super bien, notre hôtel est tout mimi et les réceptionnistes parlent un peu anglais.
Le soir, on a droit à un spectacle d'ombres, qui se poursuit en atelier artistique.
Pour l'instant, nous sommes satisfaits de ce premier contact, et tout à fait enclins à changer de point de vue sur la sympathie des Chinois. Nous verrons bien si la suite nous donnera raison... ou pas!
Zai jiiiiiiaaaaaaaaan!