Nihao!
On commencerait presque à se sentir chez nous à Beijing. Les hutongs n'ont plus de secrets pour nous, on les sillonne en long en large et en travers, on évite les scooters et les vélos, et on retrouve notre chemin du premier coup!
Ici, ce qui nous choque, mis à part que les Noich crachent et râclent comme des cochons, c'est l'épreuve du passage piétons. Je pense que c'est le truc le plus dangereux que tu puisses affronter. Les deux-roues sont en roue libre, ils grillent systématiquement les feux rouges et foncent sur les piétons comme s'ils n'existaient pas. Cannelle commence à somatiser, les bandes blanches lui donnent la chair de poule et la panique n'est pas loin...
En revanche, aucune insécurité directe: la ville est blindée de caméras (Romu somatise aussi: au lieu de regarder les merveilles, il bloque sur Big Brother), on peut donc se promener à toute heure sans se sentir menacé. C'est cool!
A Pékin, il y a une multitude de temples, de parcs, de jardins. Ca vaut le coup d'oeil! Dommage que Romu n'en profite pas, trop occupé à dénombrer les caméras.
Caméra à droite, à gauche, dessus, dessous.
C'est un kakyier! Enfin, un arbre à kakis, quoi.
Vu qu'on aime bien s'imprégner de traditions locales, nous décidons de rentrer en tuc-tuc. On a vu plein de Chinois emprunter ce moyen de locomotion très exotique, qui semble hyper tendance.
Par chance, on dégote un tuc-tuc à 4 places, auquel nous montrons l'adresse de notre hôtel en chinois.
Le trajet est en effet hyper exotique: on slalome entre les bagnoles, on respire plein pot les odeurs de tuyaux d'échappement, et notre tuc-tuc-man ne sait pas se repérer: il s'arrête à tous les carrefours pour demander son chemin. On tombe sur une jeune fille sympa (qui parle anglais) et on en profite pour lui demander de demander au type combien ça va nous coûter, notre petite escapade tendance?
Il déguerpit avant qu'elle ait eu le temps de nous donner sa réponse, ce qui augure certainement que nous allons nous faire entuber. (A force, on finit par quitter brutalement le monde des Bisounours). Romu insiste donc avec sa super appli: "Combien??", mais le chauffeur fait des gestes sans répondre. On va le sentir passer... Je calcule vite fait qu'il ne peut décemment pas nous demander 50 euros, je table sur 20 euros.
Notre trajet le gonfle clairement, il nous débarque à 1 kilomètre de l'hôtel. Il nous sort alors son petit panneau indiquant ses prix: le total fait 50 euros (15 minutes de trajet, arrêts pour les renseignements compris). Romu hoquète, caméras+arnaque, c'en est trop pour lui. Il lui refourgue la moitié de ce qu'il demande et nous fuyons à toutes jambes.
Le fin mot de l'histoire, c'est que les 50 euros correspondent à un trajet bien précis à travers les hutongs, qui dure toute la matinée...! On a été hyper larges avec nos 25 euros!
Dans la même veine, nous nous faisons alpaguer pour jouer aux raquettes: un type sorti de nulle part nous met dans la main une raquette et se met à jouer avec les enfants, big smile et tout et tout. Le jeu durant un certain temps, je me dis que peut-être que le mec est un passionné, et que personne ne veut jouer avec lui, que Roméo et Cannelle font une bonne action en se portant volontaires, la vie est belle et les petits oiseaux chantent... Jusqu'à ce qu'il s'arrête brusquement pour aller chercher des raquettes emballées qu'il met de force dans la main de Roméo.
Devant son refus, plus de big smile et tout et tout, il lui arrache la raquette en faisant la gueule et en éructant des trucs que je soupçonne peu catholiques. Je me demande du coup si nous ne sommes pas retombés sur notre chinois éructant du transsibérien...!
Bon, heureusement que les paysages sont à la hauteur de nos attentes. C'est vrai que tous ces temples, c'est mindful, contrairement aux habitants qui veulent nous détrousser.
Cannelle est la nouvelle star!
On passe une journée dans la Cité Interdite, c'est à couper le souffle, malgré les caméras et les Chinois la foule.
On se fait aussi le temple du Ciel, ce sera le dernier car Romu est "full-temple" (tu peux te faire un temple, tu peux te faire deux temples, tu peux pas te faire trois temples).
A l'aune de ces quelques jours, bilan mitigé au niveau des Chinois. Y a de tout: des gentils qui nous aident quand on est perdus, des méchants qui en veulent à notre argent, on verra bien où penchera la balance dans les jours prochains!
Zaiiiiiiijiiiiaaaan!